En colère

Samedi,19 mai 2007 at 15:40 (Billets)

Il est des comportements qui m’insupportent. Le sien aujourd’hui en fait partie. Sa désinvolture est une insulte à la douleur que cette fille peut ressentir. Et lui s’en tire avec un sourire, un rire aux éclats, des banalités déversées dans la plus grande insolence. Il s’en fout éperdument. Je suis en colère contre lui parce qu’il me rappelle sans cesse l’attitude de cet amant demi-dieu dont j’ai eu tant de mal à me défaire. Il n’a aucune idée de ce que cette fille s’est imaginé, il s’en moque royalement, ça ne lui effleure même pas l’esprit. C’est un jouisseur éternel et quoiqu’il dise, il restera pour moi à jamais indigne de confiance.

Je suis en colère.

Permalien Laisser un commentaire

Blessures

Mercredi,16 mai 2007 at 14:26 (Billets)

Elle m’a un jour ravi mon amant et pourtant, c’est toujours mon amie. Deux ans après la douleur est intacte oui toujours là et lire ses mots me blesse sans qu’elle le sache vraiment.

Histoire douloureuse d’une  fille tombée  amoureuse d’un garçon arrogant et dieu qui séduit sa meilleure amie. Les quelques signes qu’elle me lançait, je ne les ai compris que bien plus tard, lorsque nous étions déjà en train de “partager”….elle s’est éloignée, puis est revenue quand à mon tour je suis partie cette année. En septembre je voulais fuir, fuir Paris, fuir cette ville maudite qui m’étouffait, fuir son retour à Elle, ne plus la voir, ne plus entendre sa voix douce murmurer des je t’aime tu m’as tellement manqué tout en l’imaginant déjà rejoindre ses draps. Je l’ai enfin détestée. Ne restait plus qu’à m’échapper des serres de cet ami-amant omniprésent.

Lorsque la douleur se fait lancinante ou me prend par surprise, je la hais à nouveau. Et lorsque je lui dis que je suis amoureuse, je sais qu’elle souffre dans mon dos. Devant moi elle sourit, éclate de rire et prend ses airs british, de femme qui s’en balance et m’entoure deses bras. Pourtant je sais qu’elle souffre, qu’elle est malheureuse à en crever de tout ça. C’est ma rivale à jamais. Liées par la douleur, la trahison et la jalousie.

Lorsque la douleur se fait trop forte, je me blottis contretoi mon amour et je sais que tu acceptes ces relans de confiance brisée. J’avance seule, sans elle, et je veux encore me protéger de ses mains fines et de son sourire débordant. Tu m’as demandé plusieurs fois pourquoi je me laissais atteindre autant par les choses, pourquoi je ne choisissais pas plutôt de les éloigner.  Pas d’autre réponse à cela qu’un choix assumé d’épuiser les choses pour qu’elles cessent enfin de prendre vie et qu’elles me libèrent. J’attends le jour où je réussirai à cracher l’humiliation et la jalousie parce qu’alors j’en rirai. Pour l’instant ce n’est qu’un mauvais rêve qui a gâché bien des nuits ; bientôt ce sera un bout de vie que j’aurai extirpé de l’oubli.

Permalien Laisser un commentaire

Thrilled

Dimanche,13 mai 2007 at 12:20 (Billets)

Ce matin ta gentillesse m’a vaincue, une fois encore. I am the schmuck.

Permalien Laisser un commentaire

Peau(x)

Samedi,12 mai 2007 at 23:35 (Billets)

Ce qui bouillonne sous ma peau ce ne sont pas des désirs immédiats, des besoins à satisfaire dans l’instant ; ce sont plutôt des morceaux de souvenirs que je voudrais recoller pour que tout ça forme une unité, un parcours sans faute et sans haies, sans fossé à traverser. Des souvenirs qui me prennent lorsque je suis fatiguée et qui voudraient se faire passer pour un âge d’or perdu que je tenterais en vain de retrouver. Je ne suis plus nostalgique de ces moments passés à attendre, à regarder dans l’illusion d’être maître de la situation. Mais c’est en permanence que je dois lutter contre la facilité et le confort qu’ils offrent.

J’essaie simplement d’avancer.

Permalien Laisser un commentaire

You schmuck

Vendredi,11 mai 2007 at 7:31 (Billets)

Je suis une sale capricieuse et j’aime en jouer. Mon nouveau défi pour te faire souffrir sera de rester silencieuse jusqu’à ce que tu me supplies de te donner de mes nouvelles. Je ne supporte plus entendre les tonalités tomber jusqu’à ta messagerie. C’est d’un absurde ! Chaque fois cette voix me demande si je désire écouter mes propres messages ou en laisser un sur la messagerie d’un autre. Comme si ça n’était pas évident. Chaque fois je te déteste un peu plus de me laisser me débrouiller avec ma sensibilité à la con. Le pire c’est que tu ne te doutes sans doute même pas des tortures que j’endure. Pour toi tout semble simple, il suffit d’être patient.

Pour moi tout semble compliqué, et je m’empiffre de chocolat  pour me calmer.

I hate loving you schmuck, i hate it as much as i love you.

Permalien Laisser un commentaire

Et, ruisselante

Jeudi,10 mai 2007 at 17:24 (Billets)

Me voilà, comme Chloé sous la pluie, je ruisselle de tristesse. Elle m’a prise d’un coup, l’ignoble, je ne l’avais pas prévue, pas aussi vite et je suis désarmée ! Quelle idiote vraiment de se promener ainsi dans Berlin les images de Dublin en tête ! Moore Street et son marché, les vieilles femmes aux visages fripés, les étalages de couleurs, d’odeurs tout ça sous mon nez, les façades même s’impriment en moi : je ne fais que voir, voir, voir.

Je ne sais pas où je vais exactement. Dans ta ville, les pas m’emmenaient dans les parcs et les rues bondées, les pubs et les églises. Impressive, would you say. Mais je n’y suis plus et j’ai perdu mes repères. Rien n’a changé à Berlin sauf mes yeux qui se baladent et ont toujours soif.

Aujourd’hui j’ai pensé à toi constamment. J’avais beau fixer Herr Hornigk, c’était toi que je voyais. Mes mains étaient gelées, et sans y prendre garde elles ont retrouvé les chemins que tu empruntais. Et soudain les images, insupportables, d’une pornographie adorée. Soudain l’irrépressible besoin d’écrire pour que ça me quitte.

Permalien Laisser un commentaire