Du nouveau

Mardi,5 août 2008 at 11:04 (Billets)

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Ailleurs

Dimanche,20 juillet 2008 at 15:13 (Billets)

Autre chose, autre part, autres mots. Bientôt.

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So i guess, it’s over.

Lundi,18 février 2008 at 0:02 (Billets) (, , , , )

On y est. Aujourd’hui je l’écris, je ne peux plus continuer ainsi. C’est fini. Je l’écris aujourd’hui, je te le dirai dans un mois, quand tu repartiras.
On y est. Je t’aime. Je t’aime et tu ne veux pas t’engager. Tu es encore blessé.
On y est. C’est fini. Fini ton corps au-dessus du mien, et tes mains puissantes appuyant mon désir. Fini les nuits interminables, fini le désir fou, fini les baisers volés au Wohnzimmer à Berlin. Fini les voyages du jour au lendemain. Fini ton rire. Fini tes mains. Fini ton corps sur le mien.

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Une éponge

Mercredi,23 janvier 2008 at 23:06 (Billets, Blogroll, écriture)

Si je viens écrire ce soir, c’est parce que ses mots à lui me touchent.
Des jours entiers sans écrire, des mois sûrement que je n’ai pas écrit quelque chose de substantiel, des semaines à retenir comme une éponge, à absorber. Je n’écris pour personne, je n’arrive d’ailleurs pas à raconter. Seulement il y a toujours cette poussée, le besoin irrépressible de fixer à jamais sur le papier. Chaque fois, le mécanisme se met en oeuvre : d’abord le choc ce qui m’atteint profondément et me marque d’une plaie, plaie destinée à recevoir encore et encore les sensations provoquées par le choc. Une sorte d’éponge sanglante qui garderait en elle tout ce qui passe. Puis vient le temps de la maturation. C’est le plus long. Il me faut garder en moi le choc jusqu’à ne plus le supporter, jusqu’à la nausée, jusqu’à vomir sur le papier cette plaie qui me rongeait.

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E.B und der F., eine Liebesgeschichte ?

Mardi,27 novembre 2007 at 20:00 (Billets, écriture)

Cette année, j’ai détesté Noël.  Toujours la même rengaine, la médiocrité des uns, l’ennui face aux autres. Et puis les faux-semblants, la famille étouffante, l’envie d’ailleurs.

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Libre

Mardi,27 novembre 2007 at 19:59 (Billets)

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Amitiés franco-allemandes

Dimanche,25 novembre 2007 at 13:38 (Billets, souvenirs, écriture)

Bobby sagt, dass ich meine Kindheitserinnerungen schreiben könnte. Sans doute a t-il raison.
Nous sommes assis, deux françaises trois allemands Bobby Fritz et Thorsten, assis chez mon père et parlant allemand. Avec Caroline nous avons décidé de faire un repas “tradition”, elle prendra du chou farci et moi de l’aligot. Un verre de Saint-Amour et les sourires sont là. Es ist einfach so. Ich sehne mich nach Berlin, ich möchte so schnell wie möglich mit dem Flugzeug nach Berlin fliehen. Ich möchte mich einfach in die Zartheit Berlins verkriechen. Ich will nach Berlin. Des rires éclatent, c’est l’exubérance toute allemande de Fritz, “presque jésuite”. C’est Bobby imitant le Führer à la perfection et Franz Beckenbauer.
Dans la salle, juste derrière Caroline il y a Stanislas Merhar. Un rêve slovène. Plusieurs fois je le regarde, plusieurs fois il tourne la tête. Je passe près de lui la tête légèrement inclinée. Stanislas Merhar. Je parle fort parfois, j’évoque Jérôme parce que je voudrais qu’il entende. Un jour avec Jérôme et Sophia (Guellati) nous avions parlé de lui, et Sophia avait couru dans la rue pour lui dire bonjour. Ce soir, j’aurais voulu qu’il m’entende. Stanislas Merhar me bouleverse. Un rêve slovène.

Je me sens toute-puissante. La poussée violente se fait plus pressante, la vague-à-l’âme m’emporte progressivement. C’est l’écriture qui est là. Je passe rue du bac devant la galerie Maeght et tout est plus clair. Ma vie ne s’est pas arrêtée, j’avance, je colle un peu plus près à mes désirs de liberté et d’indépendance. Je suis poète. Es ist einfach so. Multi-tâches en quelque sorte.
Je me sens puissante.

Christian Clavier de l’Importance d’être Constant. Jardin du Luxembourg, en dessous de la statue d’Isabelle reine de France, et deux glaces.

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Fragments (II)

Dimanche,18 novembre 2007 at 22:57 (Billets, Blogroll, souvenirs, écriture)

Tout se bouscule aujourd’hui, ce que j’aime, ce que j’ai cru aimer, ce que j’aimerai peut-être encore pour l’éternité.
Parler encore des fragments que l’on m’a donnés.
Un été, celui de mes 16 ans, Vincent et moi marchions ensemble. Pas un mot prononcé sans que mes lèvres effleurent les siennes, pas un mouvement esquissé sans sa main dans la mienne. Le premier amour, celui qui ne part jamais. Nous voulions tout avec l’insolence de nos âges, nous avons tout fait sauté. Chaque regard m’électrifiait, chaque baiser m’embrasait. La violence de cet amour nous a pris par surprise, presque en otages, et très vite j’ai envisagé de ne plus le quitter. Septembre est arrivé, lui à Toulouse, moi à Paris. Pourtant nous avons tenu bon. Quelques semaines, quelques mois à peine. Je voulais réussir, je continuais à le transporter, il m’aimait et sans cesse on pleurait. Un jour en novembre, il a fait silence. Le silence le plus long que j’aie vécu. Le silence ignoble de la douleur tapie, des remords qui rongent, et des nuits raccourcies. Pendant un mois je n’ai pas compris. J’ai d’abord cru – naïvement -  à un problème de téléphone. Je patientai jusqu’au jour où je n’ai plus pu supporter. Cette souffrance immonde je la connais par coeur, elle n’est qu’ensevelie. Quand il m’a dit…, j’ai voulu me tuer. Trois jours enfermée à la maison, à hurler, à gémir, à le supplier de revenir, de ne pas m’abandonner. Trois jours de souffrance inouïe, trois jours de convulsions, de crampes, de cris.
Puis, j’ai voulu oublier. Faire comme si rien ne s’était passé. Je me disais qu’un jour il reviendrait. Je me disais…
Plusieurs fois nous nous sommes retrouvés. Je continuais à le regarder de loin, à l’admirer et le désirer. Lui aussi je crois. Mais toujours, les quatres années qui ont suivi, toujours il m’a laissée. Il évitait soigneusement de se rapprocher, ou lorsqu’il le faisait, c’était pour aussitôt se rétracter de peur d’être à nouveau contaminé par notre amour passé. En quatre ans j’ai tout essayé. Je suis sortie avec un tas de types, beaucoup sans intérêt, juste pr ne pas oublier. C’était bien pratique d’avoir l’alibi de nouveaux garçons tout en gardant l’esprit acquis à un garçon que j’aimais. J’aurais tout donné. Je ne voulais que lui, et lui ne voulait que m’oublier.
J’ai commencé à écrire. Mais les mots que j’écrivais étaient comme gangrénés : sans lui ils n’avaient plus aucun intérêt. Je ne pouvais plus dire je t’aime. Je ne pouvais plus aimer. J’étais paralysée.
Rencontrer A. défit ce lien. Avec lui j’avais l’impression d’être écoutée, d’être considérée – au début du moins. Avant de comprendre ce que “partager” signifiait. J’ai vécu l’aliènement avec A. Mon amitié si précieuse, minée par la douleur et la jalousie. Je ne pouvais plus ni dormir ni manger. Six mois n’y ont servi à rien, même Adal, même un polytechnicien. Berlin m’a sauvée, je crois. Être loin, si loin de lui m’a forcée à admettre ma douleur.
A. m’a utilisée à son gré, il s’est amusé. A. m’a usée sans s’en rendre compte parfois, toujours avec cette distance ironique qui ne l’accable pas. Derrière ses barrières d’enfoiré A. ne se mouille jamais. Pas de pouce levé lorsqu’il s’agit d’épauler. A. reste caché. Il ne veut pas regarder ce qui fait mal. A. n’aime les gens que lorsqu’ils sont heureux. C’est tellement plus facile de boire pour oublier. De ne pas vouloir se regarder.
Berlin Septembre-Décembre 2006, itinéraire d’une descente aux enfers. J’ai arrêté de manger. Je ne buvais plus que du thé. J’ai arrêté de dormir aussi. Je voulais qu’il vienne, comme promis, je voulais qu’il m’aime enfin, qu’il tienne toutes les promesses faites à la veille de mon départ, serrée si fort dans ses bras. A. m’a conseillé de me suicider puisque lui avait déjà essayé et qu’il en était revenu. Il n’avait que faire de mon amour. Le soir quand je rentrais, je passais près du pont et je regardais si je pouvais tomber sans m’abîmer, sans que personne ne me voie. La nuit, les quelques heures où je dormais, je rêvais du pont et de la terreur qui m’empoisonnait.
Je me suis mise à pleurer un jour, sans plus pouvoir m’arrêter. Des jours de larmes, des jours entiers cloitrée dans ma chambre à ne sortir que pour le thé et la télé. Des jours où je vomissais.

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Fragments

Mercredi,14 novembre 2007 at 22:47 (Billets)

Je voudrais dire toutes les souffrances étouffées, celles qui m’ont abimée, mise plus bas que terre, celles qui m’ont fait avancer, celles qui m’ont empêché de vivre.
Hier soir j’ai fermé la page qui faisait encore lien entre C. et moi, j’ai effacé ses messages, je l’ai violemment poussé hors de ma vie. Pour la première fois je prends cette décision, de vivre et me protéger, ne plus subir la violence de l’Autre et pour la première fois je me sens presque libre and almost gone. Il m’avait dit qu’il ne serait pas tous ces autres qui m’avaient blessée, que jamais il ne me quitterait, que nous étions faits l’un pour l’autre, il m’avait dit qu’il m’aimait. Un jour en juin pourtant il a trébuché ; déjà la douleur l’assaillait, et déjà je crois il ne nous supportait. J’ai tout donné, tout enduré pour faire vivre cet amour. Je voulais passer outre tous les obstacles, barrer les kilomètres, voler au-dessus des mers, je voulais l’aimer sans frontières. Je croyais que l’amour suffirait. Je ne sais pas s’il m’aime encore. Je n’ai pas compris son silence obstiné, je n’ai pas su l’aider. Je n’ai plus voulu me taire. J’ai voulu avancer et me laisser porter. Plus d’un mois sans nouvelles ont “suffi” à me faire céder… Je ne sais plus ce qu’a été notre amour, il n’a peut-être été que de fragments. Fragments de rêve, fragments de conversations. Fragments du discours amoureux, c’est Barthes qui le dit mieux. Ce qui me reste ce sont des vides, que je ne sais / ne veux plus remplir. Je ne veux plus me battre seule, m’épuiser de ne plus dormir, m’ôter toute vie sans lui. J’ai choisi son silence, m’y plonger entièrement pour ne plus remonter.
Je voudrais glisser. Plusieurs fois ces derniers jours j’ai pleuré. Sans raison apparente, et pourtant je crois qu’il y en aurait. Les larmes mêmes sont une trahison, ce sont les derniers espaces que je laisse s’évaporer, que je presse de partir pour me laisser en paix. Je ne veux plus rien garder. C’est le sevrage. Alors c’est une longue période qui commence, le temps long des tâtonnements et des errances, mais déjà il me semble entrevoir quelque chose de plus lumineux.
Je ne sais pas vraiment où je vais.
Si je parlais de toi ici, toi qui occupe désormais mes pensées, si je parlais de toi ce serait pour dire la douceur des moments partagés, l’excitation du secret et cette folle nuit à Saint Germain Des Prés.

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Hey you

Mardi,30 octobre 2007 at 20:02 (Billets)

Hey you,
Out there in the cold,
Getting lonely, getting old,
Can you feel me?
Hey you,
Standing in the aisle,
With itchy feet and fading smile,
Can you feel me?
Hey you,
Don’t help them to bury the light.
Don’t give in without a fight.

Hey you,
Out there on your own,
Sitting naked by the phone,
Would you touch me?
Hey you,
With your ear against the wall,
Waiting for someone to call out,
Would you touch me?
Hey you,
Would you help me to carry the stone?
Open your heart, I’m coming home.

But it was only fantasy.
The wall was too high, as you can see.
No matter how he tried he could not break free.
And the worms ate into his brain.

Hey you,
Out there on the road,
Always doing what you’re told,
Can you help me?
Hey you,
Out there beyond the wall,
Breaking bottles in the hall,
Can you help me?
Hey you,
Don’t tell me there’s no hope at all.
Together we stand, divided we fall.

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